La parole à…Moumin Ahmed Cheick Ministre de la Justice et des affaires pénitentiaires, chargé des droits de l’Homme

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« La justice est le garant de la paix sociale » Nous avons assisté à l’entrée solennelle de la justice.

Il est important de rappeler que la justice est la colonne vertébrale de la république de Djibouti. A regarder de près, elle est le garant de la paix sociale. La justice est un acteur clé dans la poursuite du développement économique de notre pays. Car aucun investisseur ni aucune entreprise ne s’installera dans un pays si il y a pas une justice saine. Pour qu’il y est une bonne justice, il faut qu’il y est de bons juges, officiers de polices judiciaires, et huissiers. Il faut que toute la chaîne judicaire et les auxiliaires de justice collaborent de manière correcte. Un bon juge est un juge, impartiale, équitable et surtout insensible aux influences. Qu’elles soient de nature tribale ou communautaire. L’officier de police judicaire constitue l’un des rouages indispensables de la procédure pénale. Travaillant sous le contrôle des magistrats, les OPJ sont chargés de la mise en œuvre concrète de l’enquête. En cela, la manifestation de la vérité a lieu au début de l’enquête. Il est important que les OPJ s’en tiennent à la sincérité des faits. Quant aux huissiers, ce sont les personnes qui remettent les convocations et les assignations. En 2017 nous avons mis en place un système. Le ministère de la justice a signé un contrat de performance avec les juges, On s’entend sur le nombre de renvois par exemple dans une affaire pénale ou autre. Le renvoi ne pourra dépasser un temps et si le huissier ne fait pas le travail, on ne peut pas limiter le renvoi parce que la personne indépendamment de sa volonté n’a pas reçu la convocation et de ce faite ne pourra pas se présenter à la Cour. J’exhorte les greffiers à se mettre au travail pour une justice saine. Les magistrats sont assaillis littéralement d’amis, de parents et de connaissances plus ou moins éloignés qui viennent intervenir en faveur de leurs protégés. Par conséquent, j’exhorte les citoyens djiboutiens à s’abstenir de certaines choses, notamment d’intervenir auprès des juges. Ce qui est préjudiciable au bon fonctionnement de la justice. Le gouvernement a consenti beaucoup d’efforts tant dans la formation des magistrats que dans les rémunérations et les moyens mis à leur disposition. Le gouvernement va s’employer à améliorer leurs conditions de travail. La balle est maintenant dans le camp des juges. Ils doivent au respect de leur éthique professionnelle, de la déontologie de leur métier à la fois difficile et noble.

LE MINISTRE
M.Ali Hassan Bahdon