Ministère de la Justice Rapports sur les droits de l’enfant : Le temps de la validation

Le Ministère de la Justice et des Affaires pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, en collaboration avec l’Unicef a organisé hier, sous les lustres de l’hôtel « Les Acacias», un atelier de validation des deux rapports majeurs sur les droits de l’enfant. La rencontre s’est déroulée en présence du Garde des Sceaux, Moumin Ahmed Cheikh, de la représentante par intérim de l’Unicef à Djibouti, Alexandra Ilmer, et des responsables de différents ministères sectoriels. Ces deux rapports érigent la protection et le bien être de l’enfant au rang de priorités nationales. Lesquelles sont au cœur de l’action gouvernementale. En témoigne la panoplie de mesures législatives et administratives adoptées à ce propos. Notons au passage que la République de Djibouti a été un des premiers pays à adhérer au bien-fondé de la Convention des Droits de l’Enfant en décembre 1990, soit une année après son adoption par l’Assemblée Générale de Nations Unies. « La ratification de la Convention des Droits de l’Enfant garantit aux enfants presque tous les droits dont il a besoin pour s’épanouir, vivre et grandir. L’enfant doit bénéficier du droit premier qui est le droit à une identité, le droit d’être enregistré à la naissance. Ce droit est reconnu par notre législateur et, oblige les parents à enregistrer leurs nouveau-nés pour obtenir l’acte de naissance», a souligné le ministre de la Justice. Il a ajouté que l’enfant doit avoir droit à la santé, à une éducation de qualité, et à un environnement sain. Des domaines prioritaires dans lesquels le gouvernement a énormément investi avec les constructions des dizaines d’écoles et d’hôpitaux à travers tout le pays y compris dans les zones les plus reculées. Ce qui a, entre autres, permis de réduire la mortalité infantile et améliorer la santé des enfants. De plus, une protection adéquate est indispensable quand l’enfant est confronté à la justice. Qu’il soit victime ou auteur d’une infraction. Cette protection, qui était embryonnaire, a été reformée en 2010 avec l’adoption d’une loi qui a institué en 2010 des juridictions pour mineurs. « Pour compléter cette reforme, un code de protection juridique, novateur a été promulgué. Il respecte l’équilibre qui prévaut dans notre société. Le législateur s’est inspiré de nos coutumes avec l’introduction du système de médiation dans la procédure pénale et, de la Convention sur les droits de l’enfant avec la règle essentielle selon laquelle « l’emprisonnement des mineurs doit être une mesure de dernier ressort », a affirmé en substance M. Moumin Ahmed Cheikh. Les rapports à valider matérialisent la coopération de Djibouti avec les mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits de l’Homme et, pour être plus précis avec les comités des Nations Unies et de l’Union Africaine en charge respectivement des droits et du bien-être de l’enfant. C’est le cas de l’Unicef qui joue un rôle premier plan dans la protection des enfants à Djibouti.